La chicha est une boisson très prisée en Amérique du sud, principalement en
Equateur, en
Argentine, au
Pérou, en
Bolivie, en
Colombie et au
Venezuela.
Cette boisson peut être préparée à partir de différents ingrédients. Le plus souvent elle est à base de farine de mais, d’arachide et de fruits. Une variante de la chicha est faite de manioc, celui-ci est mâché par les femmes du village dans les tribus amazoniennes.
On retrouve d’autres versions de la chicha faite à partir de
quinoa ou de fèves par exemple.
Au niveau de la préparation, la chicha peut être alcoolisée ou non. En fonction de la force que l’on veut donner à la chicha, on laisse fermenter le tout plus ou moins longtemps (minimum quelques jours et maximum 2 mois).
Si on en croit la légende, c’est à la suite d’une inondation dans des entrepôts de farine de maïs que les Incas découvrent cette boisson fermentée. En quechua, cette boisson se nomme ak’ha et était en quelques sortes la boisson officielle des Incas.
De nos jours, on trouve encore quelques chicharias qui fabriquent et servent quasiment exclusivement cette boisson andine. Ces bars à chichas sont reconnaissables grâce à un drapeau rose ou bleu, le plus souvent fait de matériaux de récupération comme un bout de bois et un sac en plastique.
Il existe une version festive de la chicha. Pour les grandes occasions, la chicha ‘‘de base’’ est agrémentée de morceaux d’ananas, de citron, de clou de girofle et de cannelle.
Crédit photo:
femme servant de la chicha