Pétra, cité troglodyte au bord du désert d'Arabie
. Une ville délaissée au beau milieu des dunes de sable, dans un pays qui a côtoyé les premières grandes civilisations
. Située à 250 km au sud d'Amman, capitale de la
Jordanie,
Pétra vient du grec signifiant « pierre ».
Ancienne de plus de deux millénaires, la cité des sables fût la capitale de l'Empire Nabatéen de 9 av. J-C à 40 apr. J-C. Elle atteignit son apogée du Ier siècle av. J.-C. au Ier siècle ap. J.-C, où elle aurait abrité jusqu'à 30 000 habitants. Son emplacement stratégique au bord des routes caravanières, entre l'Arabie, la mer Rouge et la Méditerranée explique qu'elle ait connue une grande prospérité.
Pétra est une prouesse d'architecture rocheuse qui a depuis toujours fasciné les visiteurs et les scientifiques. La ville, creusée à même la roche, se dresse face au désert. La tombe-palais de
Pétra, édifiée sur 42 m de haut sur le monastère d'El-Deir, en est l'exemple le plus marquant.
Les Nabatéens firent preuve de génie pour faire face à d'extrêmes conditions de vie grâce à l'invention de techniques d'acheminement de l'eau. Recueillie pendant les crues, elle était acheminée par un puissant réseau de citernes souterraines dans l'ensemble de la cité.
C'est l'invasion romaine qui entraînera la chute de
Pétra, conquise ensuite par les Arabes et les Croisés. Complètement laissée à l'abandon, elle fût redécouverte en 1812 par un voyageur
suisse, Johann Ludwig Burckhardt. Elle fut inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco le 6 décembre 1985.
Crédits photos: Petra par
Carotte