
S'il est bien un peuple qui adore les
symboliques ce sont
les Japonais : cerisiers en fleur, jardins, animaux... Et dans la
religion shintô c'est pareil. L'
entrée d'un temple ou d'
un sanctuaire est symbolisé par un portail spécial appelé
torii.
A l'origine le périmètre de chaque temple était délimité par 4 poteaux reliés par une corde tressée en
paille de riz. Deux poteaux plus grands était ajoutés pour marquer l'entrée dans le sanctuaire ; la corde était placée au dessus de ceux-ci pour permettre aux prêtres l'
accès du temple. L'intérieur de ce périmètre était sacré, alors que l'extérieur ne l'était pas. Petit à petit la corde a été remplacée par une poutre au dessus des deux grands poteaux, puis un deuxième linteau a été rajouté pour stabiliser d'avantage la structure. Voila comment
le torii comme nous le connaissons actuellement est né.
La corde a depuis été supprimée autour des temples, seuls
les toriis délimitent le sacré du profane. En passant dessous, le visiteur sait qu'il entre ou qu'il sort de la zone religieuse. Toute personne passant sous un
torii devrait repasser dessous, lorsqu'on entre dans le
monde sacré on doit en ressortir. Certains Japonais qui savent qu'ils ne repasseront pas dessous préfèrent le contourner.
Habituellement
les toriis sont fait de bois et peints en
rouge vermillon, mais il en existe quelques-uns en pierre (plus solides), et récemment certains ont été construits en béton ou plastique... Les temps changent !
Le plus ancien encore debout date de 1535 et symbolise l'entrée du
temple de Kubohachima, mais on trouve des toriis un peu partout sur le territoire du
soleil levant. Quelques fois,
les toriis peuvent être assemblés de telle sorte qu'ils forment un tunnel comme par exemple à
Fushimi-Inari. La traversée du quotidien profane vers l'enceinte du temple prend alors tout son sens.
Crédit photo:
Torii par mortalcoil