
Plantons le décor :
Iran, 350 kilomètres au sud de Téhéran, une ville verdoyante malgré le désert qui l'entoure, je vous emmène dans la troisième ville de ce grand pays : Isfahan.Construite sur le rives de la
rivière Zayandeh Rud (dont le nom signifie
rivière qui donne la vie), Isfahan compte
11 ponts, donc le plus célèbre est sans conteste
Si-o-se-pol ou autrement appelé
le pont d'Allahverdi Khan (du nom du général en charge de l'ouvrage).
Sa construction fut
ordonnée par le Shah en 1602. Le
pont de 300 mètres de long est constitué de
deux étages d'arches qui rythment l'architecture visuellement:
au niveau de l'eau s'alignent 33 arches (d'où le nom du pont :
Si-o-se voulant dire 33 en Farsi).
La deuxième rangée d'arches, plus petites se trouve au dessus. A ce niveau
une route permettait au bétail et aux charrettes de passer, et de chaque côté un passage pour les piétons. L'
orientaliste britannique Sir William Ousely relate qu'il y avait à l'origine sur les petites arches,
des fresques qui pouvaient choquer la morale.Le pont sert aussi de barrage, de chaque côté un passage plus large permet à la rivière de s'écouler. Au dessus de ses passages, se trouve
une magnifique maison de thé dans un style oriental pur! Le
Si-o-se-pol une attraction pour les gens de la région et les touristes.
Illuminé le soir, les badauds aiment bien admirer le pont, se promener en famille ou entre amis.Crédit photo:
Si-o-se-pol