
Il existe en
Inde un lit dont la fabrication relève de l'art. Le Manjaa (que les Anglais coloniaux appelèrent le Charpoy) est une tradition chez les Sikhs.
La structure du lit en bois, le plus souvent en bambou, est généralement brute, mais il arrive qu'elle soit peinte ou sculptés. La charpente n'est pas clouée mais tient assemblée grâce à un tressage serré et géométrique de cordes. De la jute est traditionnellement utilisée, mais le nylon la remplace petit à petit.
Le tressage est un art appelé manjaa unena. Le premier noeud est le plus important et surtout le plus symbolique : aussi il est appelé le nœud de la vie, le Jee. Selon les artisans, une fois le Jee noué, le reste du lit en découle automatiquement, et très facilement. Enfin à priori c'est plus facile à dire qu'à faire !
Normalement on dort directement à même les cordes mais pour plus de confort un matelas très fin peut être rajouté. Les manjaa sont censés faire un bien fou au dos. Les Sikhs utilisaient les manjaa principalement pour dormir, mais les utilisations se multiplient : sièges, tables basses
De ce fait les tailles sont adaptées aux utilisations, et de petits manjaa carrés sont créés.
Appréciés pour leur légèreté, ils peuvent être portés par un seul homme. Et à l'époque il n'était d'ailleurs pas rare de voyager avec son lit sur le dos (façon escargot !!)
Crédit photo:
homme sur son Manjaa