
Chouette, encore une occasion de vous parler du
Tibet! Les pratiques que vous allez découvrir aujourd'hui ne vous feront sûrement pas rêver, ça peut même vous faire frémir !
Traditionnellement, les Tibétains ont recourt à trois rites mortuaires :
les funérailles célestes, l'incinération et l'immersion dans l'eau.L'incinération, vous connaissez, je ne m'étends pas sur le sujet.Passons aux
funérailles célestes, le plus gore des trois pour nos cultures occidentales. Un
ragyapa (caste tibétaine spécialisée dans ces fonctions) découpe le corps sur une colline sacrée et le donne en pâture aux vautours qui nettoient le tout en 1 heure chrono ! Les restes du carnage, à savoir les os, sont broyés, mélangées à de la
tsampa (farine d'orge, base de l'alimentation tibétaine) et connaissent le même sort que le reste du corps...
Ça vous paraît barbare ? Premièrement, les
sols gelés la plupart du temps de l'
Himalaya permettent difficilement les enterrements que nous connaissons (ils seraient réservés aux criminels et aux personnes décédées de maladies contagieuses). D'autre part ces rites sont ancrés dans la
culture tibétaine. Les bouddhistes croient en la
réincarnation et considèrent que l'âme quitte le corps au moment du décès. Le corps est offert aux
oiseaux sacrés comme dernier
acte de charité.
Une petite variante :
l'immersion dans l'eau, est utilisée pour les veufs sans enfants et pour les mendiants. Le corps est démembré puis jeté dans un fleuve. Si vraiment le défunt était très pauvre, on ne prend même pas la peine de le découper. Dans les vallées du Tibet du sud, où il y a peu de vautours, l'immersion dans l'eau est le rite funéraire principal. Il équivaut à la sépulture céleste, car les
poissons sont également des
créatures divines.
Un conseil, si vous vous rendez au Tibet et que vous avez l'occasion d'assister à une de ces cérémonies, ne vous approchez pas, ne prenez pas de photos, respectez leurs croyances... En plus, de loin, les funérailles célestes sont plutôt jolies : les vautours qui tournoient, les drapeaux de prières multicolores...
Crédit photo:
drapeaux de prière par Subrime,
vautour par nidhingpoothully.