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La Havane


Date : 05/07/2005 - Pays : Cuba
Mots clés : amériquecaraibescubahavane
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Au programme de ces 15 jours en amoureux, un premier deal : la première semaine se fera en mode routard avant d'aller passer la deuxième à Varadero pour vivre les joies du "all inclusive".


Vol Paris-La Havane surclassés ... Ca commence sous les meilleurs auspices !


Arrivés à La Havane vers 17h30, nous ne savons toujours pas où nous dormons le soir même. Ca dénote d'un grand sens de l'organisation, non ?! Bref, équipés de notre routard, et après avoir attendu nos bagages pendant 2h dans l'aéroport non climatisé (40°, 80% d'humidité, pas le moindre courant d'air ... si c'est pas une punition, ça y ressemble !), nous montons dans un taxi en direction de centro habana, prêts à trouver une casa particular. Une casa particular, cékoidon ??? C'est tout simplement la version cubaine d'un B&B, de loin la solution la plus économique de se loger et, à coup sûr, le lieu d'un échange privilégié avec les locaux.


Premier essai, et première réussite ! Nous arrivons rue San Miguel, au 426, chez David et Lidia Diaz. Et ô surprise, David parle parfaitement le français. Un petit conseil : réservez tout de même depuis la France (coordonnées dans le routard) parce que nous avons eu notre chambre sur un gros coup de chance (nous sommes tombés chez eux au moment où ils venaient de recevoir une annulation ... et la maison est manifestement souvent complète).


Deux intérêts supplémentaires, outre le prix : la proximité du Malecon, et celle du parque central !


Le premier soir, repas au Hanoï, petit resto à la cuisine créole. Bon, n'oublions pas que nous sommes à Cuba et que le régime castriste étant ce qu'il est, une carte pléthorique ne signifie pas que tout est commandable, loin de là. Une valeur sûre ? Le poulet !



Le lendemain, ballade sur le Malecon, le remblais qui coure sur 7 km le long de la mer sous un soleil de plomb !!! Tout au long, on passe d'une architecture typique du cru un peu en décrépitude mais qui donne une vraie âme à l'avenue, à des bâtiments très ... soviétiques, en passant par l'ambassade américaine. Ca, c'est spécial ! Un bâtiment en verre teinté, entouré à l'intérieur de GI's et de caméras braquées sur l'extérieur puis, à l'extérieur, de soldats cubains et de caméras braquées vers l'intérieur, le tout cerné de 4x3 qui dénoncent le capitalisme primaire de l'oncle Sam et les perversions de ses ouailles. Entre ça et les panneaux concurrents à la gloire du Che et de Fidel, la déco est plutôt ... politique !


A midi, déjeuner chez Doña Juana, une table d'hôte très sympa. Très bien cachée, mais très sympa, sur une terrasse.


Un petit tour de taxi coco (les cousins des touk-touk asiatiques) et nous revoilà dans habana vieja. Direction le palacio de la artesania et ses quelques boutiques pour touristes d'un intérêt très limite, si ce n'est un magnifique patio central où s'arrêter boire una cerveza au son de la salsa live est impératif ! Après la petite halte rafraîchissante, ballade dans la calle obispo. Rien à voir avec Pascal évidemment, mais là encore, on est dans la Havane typique.


Le soir, mojito sur la terrasse de l'hôtel Inglaterra avec un groupe de musiciens qui fait danser un couple pour le moins doué pour la salsa. Bon à savoir : vous trouverez dans tous les guides l'adresse du bar où Hemingway venait boire ses mojitos. Je sais pas à l'époque, mais en 2005, le mojito en question était vendu au même prix que si on s'était trouvé au 2e étage de la tour eiffel.


A faire aussi, la visite d'une fabrique de cigares. Nous avons opté pour Partagas, juste derrière le Capitole (la réplique de son cousin de Washington). Pour les amateurs, vous pouvez trouver des plans pour en acheter hors boutique (environ 10 fois moins cher) mais rien ne vous assurera de l'authenticité et de la qualité des cigares ... Perso, j'en ai trouvé une boîte pour 50€ au lieu de 550€ et ils étaient top !


Vous trouverez aussi le musée du Rhum avec un belle reproduction d'une sucrerie des années 30. A l'entrée, vous aurez droit à une dégustation (payante ...) de jus de canne à sucre (beuark, si je puis me permettre), et à la sortie, vous pourrez goûter le rhum (gratuitement cette fois-ci, et pas du tout beuark).


Le 8 juillet, journée surprise : un ami, de type ouragan force 4 et répondant au prénom de Dennis, se présente sur les côtes Sud de l'île. Résultat : tout est fermé, l'objectif de la journée pour les cubains est avant tout de clouer les fenêtres et de ranger chez soi tout ce qui dépasse dans les rues. On ne trouve qu'un seul resto ouvert : la cantine de l'amicale communiste chinoise (ça ne s'invente pas !) où on mange de la langouste pour 3 fois rien (le bonheur !!!). Ensuite, en allant à l'approche du Malecon, on comprend vite ce que signifie l'expression "les éléments se déchaînent"! Le rempart qui surplombe habituellement la mer de plusieurs mètres est sous l'eau à chaque vague ! A 17h, couvre-feu pour tout le monde. A 21h, coupure du gaz et de l'électricité (autant pour se protéger que pour économiser un peu les réserves de pétrole d'ailleurs ...). A partir de là, à la lueur des bougies, soirée rhum & cigares, non sans mettre de temps en temps le nez dans la rue pour en prendre plein la tête !


Le lendemain, après une nuit fort venteuse et pluvieuse, le programme de la journée est de quitter la Havane mais nous sommes obligés de le revoir, les autorités interdisant tout mouvement de population sur route, rail, etc ... Du coup, la journée a été occupée à chercher à manger (pas si évident par temps d'ouragan et sans énergie). A menu de la journée donc : mangeage de bananes sous la pluie. Pour les promenades, force était de constater qu'un balcon, un lampadaire ou un arbre ne sont pas grand chose quand le vent se lève pour de bon. Et heureusement pour les habitants de la Havane, Dennis est passé à 80km de chez eux. Drôle d'expérience que de vivre ça ... Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, nous n'avons plus de batteries dans les portables, impossible de prévenir la France que nous avons passé la nuit sans encombre.

Arrive le moment du repas du soir et pour notre grande joie, nous apprenons que les grands hotels autour du Parque Central ont des générateurs et assurent la restauration. C'était pas vraiment notre philosophie mais bon, la faim est un alibi qui fonctionne en toutes circonstances. Direction l'hotel Telegrapho pour un très bon miam !


Demain, notre mission sera de trouver une voiture à louer pour gagner l'ouest du pays ...

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