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Kompong Phlouk |
La fête des morts, c'est l'occasion de rendre hommage à nos ancêtres et de leur donner des offrandes afin qu'ils continuent à veiller sur nous durant l'année.
C'est aussi l'occasion de profiter des quelques jours fériés pour partir se promener!
L'année dernière c'était le Vietnam, cette année ce sera Kompong Phlouk!
Kompong Phlouk, c'est quand même moins loin que le Vietnam, surtout depuis que nous avons un pied à terre à Siem Reap (temples d'Angkor).
Donc, Kompong Phlouk se trouve à une dizaine de kilomètre de Siem Reap, en direction de Phnom Penh. Il s'agit d'un village lacustre, inondé durant la mousson.
Nous partons donc en scooter et tuk-tuk, les lunettes de soleil sur le nez et casques au vent. Nous dépassons la route qui mène au temple montagne Bakong. Très vite, nous nous faisons repérer le long de la route par des motos dop. Ceux-ci nous suivent et nous proposent de nous montrer le chemin jusqu'à la zone d'embarcation.
Petit à petit les motos qui nous ouvraient la route, font demi-tour et à la fin, il ne reste plus qu'une moto.
Arrivée dans un petit village, nous posons la moto et le tuk-tuk. La route est trop défoncée (surtout pas entretenue) pour atteindre la zone d'embarcation en véhicule.
Nous continuons donc à pied le long d'un canal. Le moto dop s'affiche maintenant en intermédiaire pour nous trouver un bateau, on parle, on négocie, on rigole, on parle et on renégocie.
Nous finissons par arriver au bout du chemin, celui-ci plonge littéralement dans l'eau, c'est une impasse. Tout au long du chemin sont stationnés des bateaux de pêcheur reconvertis en bateaux de plaisance. Nous finissons par négocier la balade de 2h à 30$ pour un bateau (nous sommes 5), quelque part, je crois qu'on s'est fait avoir et que 20$ était largement suffisant.
Nous partons donc bruyamment sur le canal que nous longions auparavant à pied.
sur ce fil d'eau bordé d'arbustes inondés, nous n'aurions jamais imaginé que deux bateaux puissent s'y croiser! Et pourtant c'est possible, mais au prix de quelques branches qui vous égratignent les bras. Au delà de ces arbustes s'étalent des rizières recouvertes d'eau à perte de vue.
Cette promenade qui doit nous mener jusqu'au village sur piloti nous permet d'admirer des grue blanches, des sortes de mouettes et d'autres oiseaux ressemblant à des cormorans (de loin).
Nous croisons aussi quelques vaches perchées sur un bout de terre surélevé avec une botte de foin. Autour d'elles que de l'eau, il faut espérer que le niveau de l'eau ne monte pas plus.
Nous arrivons finalement à Kompong Phlouk. Petite cité lacustre avec en son sein une pagode sur une île artificielle de terre.
Nous parcourons les artères principales, observons discrètement la vie quotidienne des villageois sur leur maison perchées et admirons avec quelle facilité les plus petits enfants nagent et sautent dans l'eau depuis leurs balcons.
Nous nous faisons amarrer par une jeune fille en barque. Elle nous propose gentillement des boissons (non fraîches) que l'on refuse poliement. Elle ne démord pas et nous propose des livres et des crayons.
Oooh sacrilège de nous proposer cela, alors que nous travaillons dans une association qui distribue des fournitures pour les écoliers.
J'apprendrai plus tard que les touristes ou ONG apportent trop de cahiers et de stylo pour le nombre d'élèves, ces derniers les revendaient. Voici un exemple de dérives d'actions humanitaires non calculées!
Bref, nous finissons par prendre une petite barque menée par une villageoise pour nous rendre dans la forêt inondée.
Ce fut comme entrer dans un autre monde. Autour de nous se dressaient et s'entortillaient des branches d'arbre. La lumière diffuse à travers les feuillages accentuait le contraste des couleurs. L'eau était verte claire de petites algues qui glissaient comme de la poudre.
Le silence autour de nous, seuls les clapotis des rames dans l'eau étaient là pour nous bercer.
La forêt traversée nous retrouvons notre bateau de plaisance et retournons vers la terre ferme.
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