
Le
Berimbau ou
gunga est un instrument de percussion brésilien à corde unique - un arc musical -, d'origine africaine, utilisé pour accompagner les chants et les danses.
Cet instrument est fabriqué avec les moyens du bord : une tige de 1,20m à 1,50m de longueur - la
verga -, une calebasse sèche -
cabaça - en guise de caisse de résonance et un fil d'acier pour la corde - L'
arame -. Ce fil d'acier est souvent une corde d'un vieux piano. C'est roots mais ça marche !
Le son est produit en frappant la
vaqueta - une baguette en bois ou en métal - contre la corde du
berimbau. En plus, un
media (pièce de monnaie) ou un
dobrão (pierre) est appuyé contre l'arame pour produire différents tons.
Aujourd'hui on l'utilise principalement pour accompagner les joueurs de capoeira dans le rythme de leurs mouvements. Le
berimbau servait à l'origine à avertir ces joueurs des arrivées inopportunes de la police. On peut dire qu'il fait partie intégrante de ce sport puisque, pour monter en grade il faut savoir le construire et en jouer.
Cette forme de lutte, inventée par les esclaves d'origine africaine et travestie en danse pour échapper à l'interdiction des maîtres, s'est développée à travers les siècles comme un art complexe.
Sa musique et ses chants véhiculent la mémoire de l'esclavage au
Brésil.
Les airs traditionnels que l'on joue à l'occasion des
roda de Capoeira ont chacun une fonction particulière qui pourra varier selon leur contexte. Le même air joué lentement ou rapidement peut avoir des significations différentes: jeu au sol, défense de se toucher, jeu avec acrobaties, jeu réservé aux maîtres, jeu dur, etc.
Le
berimbau est l'âme, la respiration de la capoeira. Il lui donne le rythme et le style.
Crédits photos:
capoeira par Kanaka Pacifica,
berimbau par faisca.