Les superstitions des marins

Les marins du monde entier sont connus pour être extrêmement superstitieux. Voici une petite sélection de leurs croyances.
Evitez de prononcer sur un navire les mots lapin, curé, corde, église, noyade, prêtre, presbytère, lièvre, moine, loup, ficelle, chapelle, pourceau, volet, couturière, etc. OK, Ok, ça fait beaucoup mais bon en même temps vous parlez souvent de pourceau vous?
Si vous placez innocemment une phrase comme « Le lapin du curé à rongé la corde de l’église », alors là , c’est la cata, le bateau est voué aux pires tempêtes, soumis au plus mauvais présages! Il faudra plutôt dire « l’animal aux longues oreilles du prêtre a dégusté un élément de la maison de Dieu » par exemple!
Certaines de ces superstitions s’expliquaient aisément autrefois. Par exemple, si le lapin n’était pas le bienvenu sur les navires c’est qu’il pouvait les faire couler en rongeant les cordages en chanvre!
Ces croyances, comme beaucoup d’autres (interdiction d’allumer une bougie ou une cigarette, de siffler, de montrer un arc en ciel du doigt, de faire monter une femme à bord, etc.) sont tombées en désuétude depuis le début du XXème siècle. Mais certaines coutûmes sont toujours observées dans les milieux marins.
Une pratique que vous connaissez sûrement, car elle est encore largement pratiquée aujourd’hui: celle de casser une bouteille de champagne sur la coque du bateau pour le baptiser. Sachez que c’est une version très édulcorée de la tradition d’antan qui consistait à étaler le sang d’une victime sur la proue en sacrifice aux divinités. On est ensuite passé au vin, pour faire moins gore, puis au Champagne. Si la bouteille ne casse pas du premier coup, c’est un très mauvais présage et plus l’explosion est violente, meilleur c’est!
Une autre, consiste à toucher le pompon d’un marin de la Marine Nationale à son insu pour bénéficier de 24h de chance ! En plus la chance est cumulable et exponentielle : si on parvient à toucher 3 pompons dans la même journée, on a gagné 3 semaines de chance !! Par contre, si le propriétaire du béret se rend compte qu’une fille essaye de toucher son pompon (sans mauvaise allusion bien sûr, je vois déjà certains esprits tordus faire une sorte d’amalgame malsain…) il a le droit à un baiser de la demoiselle !
Crédit photo: arc en ciel par expressive photography, marin au pompon rouge par Francois et fier de l’être



















