L’île de Pentecôte, l’une des 83 îles de l’archipel du
Vanuatu, en Océanie, est réputé pour son
rituel spectaculaire du N’gol ou Nagol. C’est l’ancêtre du saut à l’élastique : un saut à l’élastique mais… sans élastique en fait!
A l’origine de cette pratique: une
légende. Un jour, alors que son mari était en colère contre elle, une femme s’enfuit et se réfugia dans un arbre. Il la poursuivit et alors qu’il s’apprêtait à l’attraper, elle sauta du haut de l’arbre. L’homme la suivit et se tua. Il n’avait pas vu qu’avant de sauter, elle s’était attaché les genoux avec des lianes.Depuis, les hommes observent le rituel du N’gol pour
prouver aux femmes qu’ils ne seront plus dupes, mais aussi pour affirmer leur virilité, solliciter une bonne récolte, etc.La cérémonie à généralement lieu en avril (parfois deux fois dans l’année), on construit des
tours d’une vingtaine de mètres au sommet desquelles les hommes
monteront, s’accrocheront par des lianes au niveau des genoux et sauteront. Mais le rituel commence par une
cérémonie de préparatifs: des danses, spectacles, peintures corporelles, etc.
Inutile de préciser qu’ils risquent leur vie à chaque saut si la liane se rompt ou si elle est trop longue de quelques centimètres.
Le problème, c’est que
cette pratique attire pas mal de touristes et de média. Du coup, en mai et juin, le N’gol a lieu
tous les samedis, parfois contre rémunération… le rite perd en authenticité et pour de l’argent, les pratiquants sont amenés à risquer leur vie plus souvent que le voudrait la tradition.Crédit photo:
homme par Graham Crumb,
paysage par Graham Crumb