
On appelle les motos-taxis de
Cotonou - capitale du Bénin - les
zemidjans, ce qui signifie « transporte-moi vite », et leurs conducteurs des « trompe-la mort » ! L'un comme l'autre portent d'ailleurs très bien leur nom !
On trouve ces motos absolument partout, il y en a à peu près 30 000 dans la seule ville de Cotonou ! Ce sont de petites 125 d'un autre âge, qui roulent - à toute allure - à l'essence frelatée vendue au marché noir sur les bords des routes ! Les chauffeurs conduisent n'importe comment, ne respectent aucun code de la route et bien entendu aucune limitation de vitesse, les accidents sont très fréquents... On ne peut d'ailleurs que voir sa vie défiler devant soi et prier - que l'on soit croyant ou non - tant on est sûr que l'on va y rester !!
L'inconvénient des motos, c'est que l'on ne peut y monter qu'à deux, chauffeur compris... Qu'à cela ne tienne, on croise des
zemidjans chevauchés par quatre personnes, sans casque évidement, enfants, bébés et vieux compris !
Malgré les risques insensés qu'elle comporte, l'expédition est amusante et c'est un moyen de transport économique - mais il faut négocier le prix avant la course -, qui permet de palier à l'inexistence des bus, et de braver les embouteillages de Cotonou.
Les
zemidjans sont régulièrement menacés d'interdictions, ou au moins de réglementations car ils contribuent à la pollution de l'environnement, et sont impliqués dans de nombreux accidents. Mais le fait qu'ils pallient à l'inexistence des services publics, qu'ils soient quasiment indispensables pour circuler dans la ville et qu'ils fassent vivre de nombreuses familles les protègent pour l'instant.
Crédit photo:
taxi moto par kro royal