
Voici une
tradition inébranlable de Noël et plus particulièrement des
marchés de Noël: le
vin chaud. Comment résister à ce breuvage chaud, épicé à souhait qui réchauffe le temps de faire les allées du marché ? C'est absolument impossible !
Cette tradition nous vient de loin. On ne connaît pas exactement sa date de naissance, mais il existe quelques traces : comme par exemple un manuscrit datant du 1
er siècle décrivant une
recette de ce nectar.
En ce temps-là, et jusque très récemment, le vin ne se conservait pas très bien dans le temps. Le faire
chauffer, ajouter des épices et du miel permettait de le consommer plus longtemps.
Le vin chaud est généralement concocté à base de
vin rouge (pas forcément de très bonne qualité), d'épices et quelque fois de fruits. Il n'existe pas une recette type, en fait chaque personne le prépare selon ses goûts. En général il est agrémenté de
sucre, de cannelle, de clou de girofle, de vanille... Mais les expériences peuvent être menées :
amande, anis, noix de muscade, gingembre, figues, poivres... Certains y ajoutent de
l'orange ou du citron, alors qu'en Scandinavie ce sont des raisins secs qui y trouvent leur place.
Il y a cependant quelques règles à respecter : la plus importante : ne jamais faire
bouillir le vin (on dit en général qu'il ne faut pas qu'il dépasse les 70°C), sinon l'alcool bout et c'est pas bon.
Beaucoup de pays à travers le monde on adopté des recettes plus ou moins similaires de
vin chaud. On retrouve en
Allemagne le
Glühwein (vin rayonnant) en
Italie le vin brulé, au
Brésil le Quentão (le gros chaud), en Serbie le
Kuvano vino (vin bouillit), au
Chili le
Navegado, en
Suède le
Glögg... Je pourrais tous vous les citer, mais je vais m'arrêter là !
Alors cette année encore
vin chaud à consommer avec modération.
Crédit photo:
vin chaud par ulikleafar