Pour le 6e jour de mon parcours, je quitte le sud, et me dirige vers le comté de Clare et le parc National du Burren. Décidément, j’en aurais vu des parcs nationaux ! Mais l’Irlande est tellement belle au naturel ; un grand bol d’air pour les amoureux de la nature !
Le comté de Clare, une région qui se situe entre les deux grandes villes de l’ouest : Limerick et Galway.
L’attraction du coin à ne pas rater est sans doute les falaises de Moher. Ces falaises noires, hautes sur lesquelles viennent s’écraser de grosses vagues. Le panorama est tout simplement grandiose. J’arrive au centre pour les visiteurs. Je commence par la visite du musée. Le thème : les falaises de Moher - l’homme et la nature. Une expo très intéressante sur l’attraction locale, la nature environnante et les effets de l’homme sur tout ça.
Direction ensuite les falaises. Malgré la vue saisissante, j’éprouve une déception : l’accès aux falaises est restreint, de ce fait tout les touristes sont au même endroit. Je pensais (naïvement sûrement) qu’il existait une balade sur les falaises et que du coup, les touristes seraient répartis sur la longueur du parcours. Mais non. Du côté droit : la tour de Brian de laquelle on a une vue imprenable sur les falaises et sur les îles Aran (enfin, du moins par temps de grand beau temps comme aujourd’hui. Ces îles encore sauvages sont juste là devant moi et pourtant je n’aurais pas le temps d’aller les voir. Tant pis, ça sera pour la prochaine fois !)
De l’autre côté les falaises : on peut monter au sommet de la première. Après cela, le chemin balisé s’arrête avec un gros panneau « Privée, interdit de dépasser ce panneau ». Mais bien évidemment beaucoup le dépasse. J’ai fait de même, poussée par ma frustration de ne pouvoir aller marcher sur les falaises et m’éloigner de ces hordes de touristes. Mais après 10 petits mètres, je me rends compte que c’est très abrupt, que le chemin longe vraiment les falaises. Et même si je n’ai pas le vertige, je suis plutôt maladroite, et ça ne me dit pas trop de finir mon périple irlandais en bas de ces falaises, aussi belles soient elles ! Donc demi tour immédiat !
Direction ensuite le Burren. Je commence par aller m’enfermer dans la cave d’Ailwee. C’est un ancien repère des ours pendant leur hibernation, dans lequel le guide vous dira tout sur les stalactites et les stalagmites, les rivières souterraines, et l’histoire de la cave. Un endroit bien frais, assez impressionnant, et même carrément flippant si votre guide vous fait le même coup qu’à nous, éteindre sa lampe et vous laisser apprécier le noir et le silence complet pendant de longues minutes! Bouhou le loup !!
Avant de repartir de cet endroit, pensez à vous arrêter à la ferme qui se trouve juste en bas de la cave. Ici on fait des fudges (sortes de caramels), des fromages, et on vous les fait goûter. Un vrai régal. Je repars d’ailleurs avec une petite tranche de fromage genre gouda, mais avec des graines de blé dedans, en guise de snack !
La particularité du Burren ? De grandes étendues de pierres fissurées à certains endroits à cause de l’eau de pluie qui s’y infiltre. Ici on dirait que la terre n’est qu’un tapis. Que si on gratte 1cm, on tombe sur la pierre… c’est d’ailleurs sûrement le cas.
Avec toutes ces pierres, il n’est pas surprenant de voir autant de murs qui délimitent les champs... de pierre! Et en suivant la route de Ballyvaughan à Corrofin, on peut voir de nombreux vestiges celtes : forts, dolmens, etc.
C’est le cas de Poulnabrone, ce mégalithe qui trône au milieu d’un champ de pierre (sur lequel j’ai failli laisser ma cheville !!) Ce lieu servait de tombe près de 4000 ans avant notre ère. Je n’avais jamais vu de dolmen avant, et je dois dire que c’est assez impressionnant. Mais une question subsiste : comment les gens de l’époque ont fait pour ériger ça, pour soulever des pierres si énormes ??
Cette région est un lieu qu’affectionnent particulièrement les randonneurs. C’est vrai qu’on voit beaucoup de chemins de rando qui partent du bord des routes pour s’engouffrer dans la campagne. Ca doit être un pur bonheur de marcher là bas… Par contre de bonnes chaussures sont certainement nécessaires, avec toutes les pierres, et les petites crevasses…
Mais en voiture on peut aussi admirer de beaux paysages : je conseille la route de BlackHead. On longe la belle côte entre Doolin et Ballyvaughan. La route est un peu étroite par endroit, mais la vue est spectaculaire parfois. Des étendues de pierres en guise de plage, ou alors des champs verts recouverts de gros rochers ronds, comme si le paysan du coin les faisait pousser…
Ce soir, après une longue journée sur la route, je m’arrête manger un morceau (un bon gros pavé de viande avec les traditionnelles pommes de terre et mes quelques légumes !) puis direction mon B&B de la nuit : Drumcreehy house, à coté de Ballyvaughan. Une belle demeure très cosy, bien accueillante.